jeudi 15 mai 2014

Divagations sous la lune

Essayer d'écrire sous influence est une étrange transition - tentation de vouloir dire - écrire écrire - sans jamais particulièrement être semblable. L'étranger devient habitude, les sauts de pensées se multiplient - et à quoi diable le sens, puisque plus rien ne veut rien dire ?
Les écrans noirs se multiplient - pas d'inquiétude, c'est une métaphore - et dans le vertige des possibles j'aimerais trouver un chemin. Voilà, par là, sans que ça dépasse - drôle de monde - et avancer main après main, pas dans l'ombre... Traverser les passages en dualité, - vaste et belle récompense - en triste et discrète décompensation.
Je me suis créé un personnage un jour.
Je crois que je le suis devenu.

La phrase n'a aucun sens, mais elle a un sens tout de même.
Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Mon coeur se morcelle comme un livre d'avoir été trop lu. Sans savoir, on manipule. Maladresses apprises, volontaires désinvoltures. Et puis cela craque - mais c'est déjà trop tard.
C'est pas grave, j'en veux à personne.
Mais c'est bien à moi de recoller les morceaux.
Deux par deux, parce que la société l'a décidé ainsi. Ça pourrait être trois, quatre - je le faisais pas en cachette, n'est-ce pas - mais ça ne passe pas. Tant pis, quitte à forcer le passage.


Un goût d'anis en bouche, qui te fait dire que l'amertume a laissé place à autre chose. L'eau reflète ce que j'ai toujours été. Le problème est que je n'ai jamais su lire dans le reflet des miroirs.

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